Ne rien lâcher : tout un art !

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ne rien lâcherRégulièrement, nous sommes confrontés à des échecs. Certes, ils font partie de l’apprentissage et sont des situations tout à fait normales, mais ils nous portent toujours un coup au moral. Plusieurs échecs consécutifs peuvent nous affecter profondément. Cependant, pour atteindre nos objectifs, il est essentiel de ne rien lâcher lorsque nous rencontrons des échecs ou des situations difficiles.

Je suis convaincu que savoir ne rien lâcher s’apprend. Ce n’est pas une compétence innée, héritée de la naissance. Selon moi, savoir ne rien lâcher répond à l’apprentissage de 6 points essentiels.

Ne rien lâcher : tout un art !

 

1 – Définir des objectifs de vie

Pour apprendre à ne rien lâcher, encore faut-il avoir quelque chose à ne pas lâcher. Il est donc essentiel d’avoir des objectifs. Ne rien lâcher ne signifie pas toujours continuer sur la même voie. Changer de voie n’est pas un souci. Par contre, ne rien lâcher, signifie, selon moi, toujours être en direction de son objectif.

 

Savoir changer de voie…

En effet, il serait dommage de considérer que de ne rien lâcher signifie rester toujours sur la même voie. Si celle-ci est mauvaise, nous pourrions nous égarer. Certaines fois, il faut savoir contourner l’obstacle et changer de voie. Si nous avons toujours nos objectifs en ligne de mire, alors nous ne lâchons rien. Bien au contraire, adapter sa voie en fonction de la difficulté est essentiel pour ne rien lâcher. Nous ne devons surtout pas surestimer nos forces (ni les sous-estimer d’ailleurs).

 

… en sachant où nous allons

Ainsi, l’objectif nous permet de savoir où nous allons. Cette direction nous permet d’avoir une raison pour ne rien lâcher. Alors, comment définir les objectifs ? Je pense qu’il est essentiel de se définir des objectifs de vie. En entreprise, nous pouvons écrire des objectifs à la journée, la semaine, le mois, l’année, à 2 ans, à 5 ans, à 10 ans ou encore 20 ans. Pourquoi ne le ferions-nous pas pour notre vie ?

Quels sont mes objectifs de vie aujourd’hui, cette semaine, ce mois-ci, cette année, pour les 2 prochaines années, pour les 5 prochaines années, les 10 prochaines années ou encore les 20 prochaines années ? Avoir des objectifs à long terme nous permet de nous mettre dans la bonne direction pour accomplir ce que nous avons au plus profond de nous.

Lorsque nous connaitrons des échecs ou des situations difficiles, il sera beaucoup plus facile de trouver une nouvelle voie. En effet, nous avons défini un cap. Et comme tous les chemins mènent à Rome, l’échec ne sera pas aussi difficile qu’il n’y parait. Au pire, il sera un contre temps, au mieux, il sera l’opportunité de trouver un meilleur chemin pour atteindre nos objectifs.

 

2 – La 1ère cause de l’échec, c’est l’abandon

Il ne faut jamais abandonner. En effet, la 1ère cause de l’échec, c’est l’abandon. Abandonner c’est cesser de se donner la chance d’y arriver.

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L’idée est donc, en cas de difficultés ou d’échec, de continuer à avancer. Si c’est trop difficile, il faut faire de petits pas. Nous surestimons ce que nous pouvons faire en une journée, mais nous sous-estimons ce que nous pouvons faire en un an. Il est certain que nous pouvons préférer faire de grands pas et avancer rapidement. Mais cela fatigue et cela demande beaucoup d’énergie. Et certaines fois, nous pouvons en manquer.

Faire de petits pas, c’est s’assurer de toujours avancer en consommant peu d’énergie. C’est le fameux doucement, mais sûrement. C’est la méthode Kaizen qui nous permet progressivement de sortir de notre zone de confort et d’avancer sans trop nous brusquer et en limitant le stress et la dépense d’énergie.

Enfin, pour donner plus de poids à ses petits pas, il faut régulièrement regarder l’avancement de nos projets. En effet, au bout d’un mois, ceux-ci auront pris une nouvelle dimension. Imaginez que nous souhaitons nous mettre au sport. Si nous commençons par 10 minutes par jour, c’est tout à fait accessible. Cela représente tout de même 1 h 10 par semaine. Si nous courons 10 minutes par jour, cela représente une course de 1 h 10 par semaine et environ 5 heures par mois. Ce n’est pas du tout anodin et nous devrions donc nous sentir mieux.

 

3 – Savoir rebondir

Savoir rebondir est aussi un point essentiel. C’est, selon moi, une des 15 clés du management moderne. Mais savoir rebondir n’est pas non plus inné. Il y a des actions à mettre en place.

La première action est d’anticiper. Si nous avons défini un objectif à 20 ans, et que nous agissons actuellement pour cela, nous devons nous poser la question : « Si demain mon action s’arrête brusquement, qu’est-ce que je mets en place pour continuer d’avancer vers mon objectif ? »

Par exemple, imaginons que notre objectif à 10 ans est de devenir le directeur des ressources humaines (ou plutôt Chief Happiness Officer:)) et qu’actuellement nous sommes le responsable de la formation. Nous devons donc imaginer, si nous perdons brusquement notre emploi, ce que nous ferons. Si nous l’avons anticipé et si cela survient, nous ne serons pas du tout déroutés et nous saurons quoi faire.

Nous devons aussi toujours avoir des projets dans les cartons. En effet, même si nous ne pouvons pas les mettre en place actuellement par manque de temps, en cas d’imprévu, il sera temps de les activer. Steve Jobs a rebondi en trouvant de nouveaux projets avec NeXT et surtout Pixar. Pourtant, il dut partir de l’entreprise qu’il avait fondée. Il a tellement bien su rebondir que le CEO d’Apple lui demanda de revenir pour relancer l’entreprise.

Savoir rebondir, c’est aussi s’écouter et écouter ses émotions. Se laisser le temps de faire un deuil pour revenir encore plus fort est important. Se laisser le temps d’accepter le changement et ses différentes étapes l’est tout autant. Savoir ce qui nous fait peur nous permettra de savoir sur quoi agir. Si nous savons de quoi nous avons peur, nous pourrons avoir prise sur celle-ci et ainsi rebondir.

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4 – Le travail finit toujours par payer

Il ne faut pas croire que certains réussissent sans rien faire. J’aime beaucoup la biographie d’Arnold Schwarzenegger. Il est né en Autriche et il est parti aux USA sans connaitre la langue. Il est devenu champion du monde de culturisme, un acteur de renom et gouverneur de la Californie. Rien que ça ! Pour devenir champion du monde de culturisme, il a su travailler tous les jours pendant des années à la salle de sport. On ne s’improvise pas champion, on le devient. Idem pour sa carrière au cinéma et en politique.

Ainsi, le travail finit toujours par payer. Nous devons donc comprendre que chaque fois que nous commençons quelque chose, nous lançons un processus d’apprentissage. Ainsi, au début, nous sommes un peu fébriles et peu efficaces, mais plus nous avançons, plus nous maitrisons notre sujet, devenons rapides pour faire les choses et obtenons des résultats. La méthode des petits pas est essentielle.

Tout dépend aussi de nos attentes. Si nous voulons devenir un champion du monde de culturisme au bout d’un an. Nous risquons d’être déçus si nous mettons 5 ans. Si nous nous fixons l’objectif d’être champion du monde au bout de 10 ans et que nous le sommes au bout de 5 ans, nous serons très satisfaits. Définir correctement un objectif est essentiel. Cela réduira aussi notre stress.

Ainsi, ne rien lâcher c’est être certain que poursuivre son travail nous fera réussir.

 

5 – Réécrire son histoire

Ici, le postulat de base est que le monde est ce que nous voulons bien voir. En effet, le monde n’est que notre vision des choses. Nos croyances influencent notre vision du monde. Si nous sommes dans des croyances négatives, le monde sera négatif. Si nous sommes dans des croyances positives, le monde sera positif. Ainsi, dans une vision du monde positive, il sera plus facile d’accepter les échecs et les coups durs pour ensuite avancer.

Le cerveau va même plus loin. Il va nous créer des histoires. Si le monde est mauvais, le chauffard qui nous a coupé la route sera forcément une mauvaise personne. Tout cela se transformera en : tous les conducteurs sont de mauvaises personnes. Par contre, si nous sommes dans un état d’esprit positif, le monde sera beaucoup plus beau. Le chauffard qui nous a coupé la route sera une bonne personne qui ne nous a pas vus ou qui a une urgence importante. Dans les 2 cas, nous ne saurons jamais pourquoi la personne nous a coupé la route. Toujours est-il que si nous étions positifs, nous aurons une explication qui nous laissera dans un état d’esprit positif. Si nous étions négatifs, nous resterons dans cet état d’esprit.

Cependant, la force de ce mode de fonctionnement est que parce que nous en avons conscience, nous pouvons agir dessus. Nous pouvons casser la spirale négative ou faire perdurer la spirale positive. À l’image de la colère, dont nous pouvons casser la spirale en pensant à autre chose, la négativité peut être cassée en pensant à des choses positives. Plus nous penserons à des choses positives, plus le monde sera positif, plus nos expériences seront positives.

 

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Vidéo “Et tout le monde s’en fout#15 – La vérité -“

Je vous conseille cette vidéo pour illustrer et compléter mes propos. Elle est très bien faite, très claire et avec beaucoup d’humour.

 

6 – Les passions, la famille, les amis

Enfin, je rappelle l’importance de la famille, des amis et des passions. Nous avons 4 « Sphères » dans notre environnement. La sphère :

  • Professionnelle
  • Sociale (amis et passions collectives)
  • Familiale (la famille très proche, les conjoints et les enfants)
  • Intime (nos passions individuelles, ce que nous sommes)

Si une sphère ne fonctionne plus, avec par exemple la perte de son travail, nous pouvons nous appuyer sur les autres sphères. Ainsi, les autres sphères peuvent nous permettre de compenser temporairement, la perte d’une sphère. Plus nous perdrons de sphères en même temps, plus nous compenserons avec les autres.

Il est donc important de toujours avoir ces 4 sphères actives. Nous pouvons avancer sans toutes les sphères, mais en cas de coup dur, nous aurons moins d’appuis pour avancer. Lorsque nous perdons une sphère, si les 3 autres sont actives, nous aurons du temps pour la relancer. Si nous perdons notre emploi, mais que les 3 autres sphères sont actives, nous aurons du temps et de l’énergie pour retrouver un bon emploi et donc réactiver de manière qualitative cette sphère.

Plus nous avons de sphères actives, plus l’engrenage sera positif en cas de coup dur. Ne rien lâcher c’est donc savoir se construire un environnement équilibré et savoir s’entourer de projet et de bonnes personnes.

 

En complément pour ne rien lâcher

Ne rien lâcher, ce n’est pas s’épuiser à s’accrocher à la mauvaise branche. C’est aussi savoir s’adapter pour poursuivre sa voie. Être trop rigide peut nous laisser sur le mauvais chemin et dans une impasse. Savoir s’accrocher, c’est donc savoir renoncer à une situation ou à une voie pour continuer d’avancer. Ne rien lâcher c’est savoir garder une dynamique et ne pas rester statique.


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