Métier de cadre : un statut hiérarchique de référence

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La notion de métier de cadre désigne un statut hiérarchique courant des entreprises françaises. Il s’agit d’un poste de travail qui propose des avantages particuliers à ses titulaires. En effet, les salariés français se répartissent souvent en deux catégories distinctes : les salariés-cadres et les salariés non-cadres. Ce critère apparait spécifiquement dans le contrat de travail. 

Le terme cadre peut se définir comme un salarié ayant un niveau d’études ou de formations élevé et capable de faire preuve d’autonomie en termes de prise de décisions managériales. Au sujet de leurs fonctions de direction et d’encadrement, les référentiels s’avèrent clairement établis dans les conventions collectives applicables.

La majorité des salariés ordinaires aspirent continuellement à devenir cadres. Il est évident que le principal élément de motivation concerne la rémunération. En effet, il est possible de demander à passer du statut non-cadre à cadre. Il peut être acquis soit par promotion interne suite à une carrière professionnelle remarquable soit par voie directe au moment de l’embauche.

Métier de cadre : un statut hiérarchique de référence

 

Quels sont les différents types de métiers de cadre en entreprise française ?

Il existe une grande variété de fonctions pour le métier de cadre. Du poste assimilé cadre jusqu’au cadre dirigeant, la liste est longue. En effet, il convient de noter que disposer d’un statut cadre n’implique pas forcément à encadrer une équipe. Au sein des entreprises françaises, tous les salariés sont notamment éligibles à ce statut du moment que les conditions pour devenir cadre sont remplies.

Voici quelques exemples de cadres :

 

Les cadres commerciaux

Les cadres commerciaux tiennent une place capitale au sein d’une entreprise. Ils sont souvent considérés comme des postes indispensables pour le développement du chiffre d’affaires. Leurs rôles consistent notamment à gérer la relation avec les clients tout en assurant la rentabilité de l’entreprise. Ils peuvent être affectés à des responsabilités comme la gestion d’un portefeuille client et la prospection.

 

Les cadres supérieurs

Les cadres supérieurs désignent les managers membres de la haute direction. Leurs rôles consistent uniquement à encadrer les cadres d’une entreprise. Pour acquérir ce statut, il est indispensable de posséder un niveau d’étude très élevé et une qualification professionnelle éminente. Dans leurs fonctions, les cadres supérieurs ont pour responsabilités de participer aux décisions majeures de l’organisation.

 

Les cadres dirigeants

Les cadres dirigeants se situent au sommet en termes de statut hiérarchique en entreprise. Ils sont totalement autonomes et disposent d’un énorme pouvoir décisionnel au sein de l’organisation.  Ces cadres de haut niveau sont affectés à de grandes responsabilités et bénéficient d’un salaire très élevé par rapport aux autres.

 

Les assimilés-cadres

Les assimilés-cadres sont des salariés prochainement promus au rang de salariés cadres. Ils peuvent occuper une grande variété de postes, mais leur temps de travail reste en horaire fixe. Selon la convention collective de l’entreprise, les bénéficiaires de ce statut disposent de la plupart des droits attachés à la qualité de cadre. Par exemple, il est possible de les affecter au régime de retraite complémentaire des cadres.

 

Les managers opérationnels

Les managers désignent les cadres intermédiaires de l’entreprise. Dans le milieu professionnel, ils sont distingués en deux catégories : les managers de proximité et les managers. Ils ont pour rôles principaux d’orienter et de manager les collaborateurs vers les objectifs attendus. À cette fin, leurs responsabilités consistent à définir les méthodes, les stratégies et les priorités.

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Comment faire pour devenir cadre ?

Pour devenir cadre en entreprise, il faut bien se préparer pour assurer les responsabilités recommandées par ce métier. En effet, le statut de cadre implique son titulaire à être autonome et décisionnaire en termes de choix stratégiques. À cette fin, il est primordial de disposer d’un excellent niveau de compétence et de technicité sur un domaine d’activité défini.

Le diplôme constitue un prérequis indispensable pour devenir cadre. Il s’avère préférable de choisir une excellente université ou école et surtout une filière en parfaite adéquation avec le métier de cadre convoité. La fonction de cadre d’entreprise nécessite généralement un diplôme de l’enseignement supérieur bac +4 ou 5. Il s’agit du niveau d’étude moyen préconisé par le marché du travail.

La qualification professionnelle désigne alors un critère déterminant pour passer au statut cadre. Pour les titulaires de certificat en formation quelconque, il convient de valider ces compétences. En effet, la VAE « Validation des acquis professionnels » constitue un excellent moyen pour acquérir un diplôme équivalent à un niveau bac +4 ou 5. Il suffit de bien définir le projet professionnel et de choisir la certification en concordance avec le métier de cadre désiré.

La transition de salarié non-cadre à un salarié-cadre se déroule différemment en interne. L’ancienneté et le niveau d’échelon ne constituent pas les seuls facteurs à considérer pour avoir ce statut. En effet, il est possible d’être promu cadre par le biais de l’expérience professionnelle du salarié au côté de l’entreprise. Si un salarié non-cadre démontre son implication dans la vie de l’entreprise tout en affichant des résultats prometteurs, la hiérarchie lui accordera le statut de cadre en contrepartie.

 

Métier de cadre : quels sont les avantages ?

Compte tenu de leurs expertises et de leurs énormes responsabilités, les cadres bénéficient d’une rémunération supérieure à la moyenne perçue. Cependant, il est évident que les charges sociales prélevées sur leur rémunération sont plus élevées. En effet, le taux de cotisations retenues pour un salarié-cadre est de 23 ou 24% alors que celles d’un salarié non-cadre est seulement de 22%.

Le temps de travail des cadres s’avère habituellement soumis au forfait jour. Cette absence d’horaire de travail fixe leur offre plus de flexibilité dans la gestion de leur emploi du temps. De plus, certaines entreprises accordent plus de jours de congés aux cadres. Néanmoins, certaines conditions les obligent à passer beaucoup plus de temps que les autres salariés au bureau.

En cas de démission ou de licenciement, les cadres disposent d’une durée de préavis de 3 mois. Cette durée est plus longue par rapport à celle d’un salarié non-cadre qui ne dure qu’un mois.

La durée de la période d’essai de 4 mois propose un avantage considérable pour un nouveau cadre. En effet, cela donne beaucoup plus de temps pour apprendre les spécificités du poste obtenu tout en étant payé.

L’un des avantages les plus bénéfiques en étant cadre concerne la retraite complémentaire. En effet, les cadres bénéficie d’une retraite complémentaire propre à leur statut. De ce fait, le statut de cadre est une bonne option pour préparer la retraite et toucher une pension supérieure à celle des salariés non-cadre. En contrepartie, les cotisations mensuelles des cadres sont supérieures à celle des salariés non-cadres.

 

Julien Godefroy

Julien Godefroy

Consultant et Formateur en Management et Gestion du Temps

J’accompagne les managers à développer leurs compétences en management et en gestion du temps grâce à des articles, vidéos, ebooks, formations en ligne et coachings.


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