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La norme ISO 26000 : un guide méthodologique qui vous dira tout sur la RSE

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Dès lors que vous vous intéressez à la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE), vous entendez parler de la norme ISO 26000, qui en dessine les contours. Ce standard reconnu à l’international n’a pourtant pas la même notoriété que d’autres normes. La principale raison est qu’elle ne fait pas partie des normes ISO certifiables. Néanmoins, dans le labyrinthe complexe qu’est la RSE, où les choix stratégiques et managériaux dépendent de nombreux éléments interconnectés, ce guide de référence est une véritable boussole pour le management opérationnel de vos ambitions en termes de RSE.

Article de Dominique Wolff, Wolff-Consulting, consultant senior en management stratégique et RSE/RSO.

La norme ISO 26000 : un guide méthodologique qui vous dira tout sur la RSE

 

Les fondamentaux pour comprendre l’ISO 26000

Ce socle de la RSE invite une entreprise à examiner en détail toutes ses problématiques clés, dans le but de cerner ses champs d’action prioritaires. Elle pourra aussi mesurer ses impacts, en prenant en considération ses parties prenantes et les questions liées au développement durable. La norme ISO 26000 vous propose d’incorporer la RSE à toutes vos décisions.

L’Organisation internationale de normalisation est à l’origine de multiples normes ISO, désormais bien connues des entreprises françaises, comme l’ISO 45001 (Santé et Sécurité au Travail) ou l’ISO 9001 (management de la qualité), débouchant systématiquement sur un audit de conformité et une certification. Malheureusement, ce n’est pas le cas de l’ISO 26000, un ensemble de lignes directrices que chaque organisation est libre d’interpréter et d’intégrer à sa démarche de RSE.

À noter que des labels sont fondés sur cette norme et permettent d’obtenir une reconnaissance externe, validée par une tierce partie, à l’instar du Label Engagé RSE d’Afnor certification ou du Label Lucie 26000.

En revanche, lorsque vous communiquez sur votre démarche RSE, des termes tels que « en conformité avec » ou « certifié par » ISO 26000 sont à prohiber (cf. Communication Protocol ISO 26000).

 

Un levier du changement et non un outil de « com »

Passer à côté de l’intérêt de cette norme est facile, si l’on considère la RSE comme un outil de communication, ce qui est encore trop souvent pratiqué. La RSE est avant tout une opportunité d’améliorer son management interne, sa rentabilité (fréquemment), tout en privilégiant des pratiques plus respectueuses, en cohérence avec les attentes de ses propres parties prenantes.

Cela dit, il est indispensable de mettre en lumière sa politique RSE, surtout si elle est inspirée de l’ISO 26000. Dans cet univers qui cherche encore ses repères, avec des directives, des lois, des décrets, nombreux et en forte évolution, elle reste une référence solide depuis sa création (en 2010).

Ainsi, une société qui aurait décidé de piloter sa RSE via le guide méthodologique ISO 26000 n’aurait aucune difficulté à répondre aux multiples demandes de reporting, provenant de ses principaux clients et/ou financeurs. De même, les sociétés qui devront respecter le nouveau reporting de durabilité CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) auront assurément un pas d’avance sur la concurrence, en ayant déjà intégré l’ISO 26000 à leur management opérationnel.

Les entreprises et organisations de tous secteurs et toutes tailles peuvent y avoir recours et, pour ce faire, se procurer le document complet ISO 26000, en vente sur le site de l’Afnor (Association française de normalisation), ou directement, en ligne, sur la boutique ISO store. 

 

Que sont les 7 piliers RSE de l’ISO 26000 ?

La norme est construite autour de 7 grands principes ou domaines d’action concrets dans lesquels agir. Chacun couvre une série de thématiques incontournables en RSE.

  • La gouvernance ou le management de l’entreprise ou l’organisation
  • Les droits de l’homme
  • Les conditions de travail et les relations
  • Les questions relatives à l’environnement
  • La loyauté des pratiques
  • Les aspects liés à la protection du consommateur
  • Le développement durable au niveau local
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Les questions centrales de l’ISO 26000 sont une partie cruciale de l’architecture de la norme. Précisons qu’elle traite largement du dialogue avec les parties prenantes, de pratiques essentielles, de leur exécution et des moyens de les promouvoir. En outre, elle fournit, en annexe, des exemples concrets d’initiatives et d’outils, dont l’un des plus connus est le bilan carbone.

 

Pourquoi et comment appliquer l’ISO 26000 dans sa RSE ?

Il est important de souligner qu’en dépit de la normalisation et des réglementations, la RSE dépend de la volonté de chaque dirigeant ; elle n’est pas une science exacte et a besoin de référentiels flexibles. L’ISO 26000 est justement très adaptable et les retombées peuvent être significatives.

Dans une étude de l’Afnor (2019), menée auprès de plus de 400 entreprises françaises, il apparaît qu’un peu plus de la moitié des répondants considèrent que la RSE exige des efforts soutenus. Mais les succès dans ce domaine entraînent de réelles améliorations, en impactant notamment l’attractivité, la marque employeur, l’innovation, la différenciation et le chiffre d’affaires. 

Sur ce dernier point, une étude menée par France compétences, sur un échantillon de plus de 8 500 entreprises françaises, affirme que « la RSE procure un gain de performance en moyenne de l’ordre de 13 % par rapport aux entreprises qui ne l’introduisent pas ». Ainsi, il est tout à fait possible de se former à la norme ISO 26000 ou de faire appel à un consultant, à défaut d’avoir un responsable RSE en interne.

 

Une norme couramment mise en œuvre avec d’autres

La norme ISO 26000 s’harmonise aisément avec les principaux référentiels et autres engagements connus de la RSE et du développement durable. 

Elle est parfaitement compatible avec les travaux de la GRI (pour Global Reporting Initiative) qui regroupent l’ensemble des bonnes pratiques en matière de reporting public de développement durable et montrent précisément sur quoi communiquer, et comment communiquer avec ses principales parties prenantes.

L’ISO 26000 s’imbrique aussi complètement avec les ODD (Objectifs de développement durable) des Nations-Unis ; ces derniers étant principalement axés sur les droits de l’Homme, la paix, la lutte contre la pauvreté, le droit au développement, sans omettre bien entendu les défis climatiques qui nous attendent toutes et tous.


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