Personne négative : 7 astuces pour la gérer au travail

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Arriverez-vous à gérer cette attitude négative au travail ?

Cette question vous hante chaque jour quand vous prenez le chemin du boulot. Et vous avez raison… 

Pourquoi ?

Ce collaborateur est une plaie. Il met une mauvaise ambiance au travail.

Et vous voulez que les choses évoluent. Je le sais.

Mais vous en avez assez : une plainte de trop, un énième soupir… 

Et vous avez décidé que ça allait bouger. C’est courageux. 

Mais c’est aussi affreusement effrayant. Que ferez-vous s’il ne change pas ? Serez-vous éternellement condamné à le supporter ? En aurez-vous l’audace ?

Admettez que cette question vous obsède. Et vous comptez agir. 

Mais restez vigilant…

Car vous risquez d’aggraver la situation. Si vous vous y prenez mal, vous allez être déçu : votre collègue continuera à s’apitoyer…

Tout le monde peut parler à un pessimiste. Mais peu le font. 

Souvent, vous devez faire l’inverse de ce que vous pensez bon. Sinon, vous :

  • Aggravez son comportement.
  • Verrez l’atmosphère devenir de plus en plus négative.
  • Plombez le moral des collaborateurs (oui, c’est malheureusement contagieux)…

Autre chose.

Ce collaborateur défaitiste ne passe qu’une partie de sa journée dans votre entreprise. Et vous ne savez pas ce qu’il vit. Même si vous pensez l’inverse.

Ce n’est pas tout. Vous devez aussi prendre en compte tout le reste : les autres associés, les rendez-vous, les dossiers… 

Vous risquez de crouler sous le travail. Et vous désirez éviter cela. Logique.

Et vous voulez l’aider. Mais vous ne savez pas comment faire.

Et si je vous disais exactement ce que vous devez faire.

Vous souhaitez gérer une personne négative ? Lisez la suite.

Personne négative : 7 astuces pour la gérer au travail

 

1 – Ne contredisez pas une personne négative

Vous allez l’avoir ce réflexe. Et c’est normal. Vous comptez la rassurer et lui dire qu’elle se fait des idées. 

Et vous envisagez de lui dire : « mais non, tu exagères… », « c’est faux, regarde ! » ou encore « tu abuses franchement. »

Cela part d’une bonne intention. Et vous pensez bien faire. Mais… ne le faites pas. 

Pourquoi ?

Premièrement, ces phrases elle les entend tout le temps. Et elle en a marre. Elles résonnent comme des coups de marteau dans sa tête. Une personne négative a besoin d’écouter autre chose. Vous risquez de la crisper. En affirmant l’inverse, vous lui renvoyez en pleine figure ses insécurités. 

Notez qu’elle est intimement persuadée d’avoir raison. Rien ne la fera changer d’avis. Et il sera agréablement surpris de vous entendre dire ça.

Je vais vous donner un exemple.

Un collaborateur trouve le travail difficile. Encore une fois… Si vous lui annoncez que c’est facile, et qu’il se fait des idées… il comprendra : « ah, et en plus, c’est facile… Je dois vraiment être nul alors. »

Vous voyez maintenant où je veux en venir. En tant que leader, vous allez devoir faire preuve de psychologie. Vous devez le mettre en confiance, afin de pouvoir discuter et trouver des solutions. Sans cela, il ne coopérera pas.

Oui, mais comment ? Je vais vous l’expliquer.

Vous pouvez le rassurer par exemple. Il peste à cause d’un dossier trop compliqué ? Dites-lui qu’il a raison. Et que vous lui avez donné ce travail, car vous estimez qu’il en a les capacités. 

Vous avez aussi la possibilité de le féliciter. Demandez-lui où il en est, et montrez-lui qu’il a bien avancé malgré la difficulté de la tâche. 

En revanche… vous devez faire attention à certains points.

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N’en faites pas trop. N’exagérez pas. Restez honnête. Ou il verra que vous vous moquez de lui. Ne le félicitez pas s’il n’a rien fait. Et soyez neutre quand vous le faites. Si vous êtes trop enthousiaste, il pensera que vous en rajoutez.

Ensuite, en cas d’abus et de grosses exagérations, dites-lui que vous comprenez… mais contredisez-le juste par la suite. Sinon, il en profitera.

Enfin, effectuez cette astuce rapidement. Ne passez pas des minutes à lui jeter des fleurs, ou à faire le psychologue. Une phrase, un compliment, et stop. Et après ? Trouvez des solutions et ne parlez plus du problème.

Désormais, vous ne réfuterez plus les personnes négatives. Vous vous montrez compréhensif pour gagner leur confiance. Ainsi, le dialogue sera beaucoup plus simple.

Et ce n’est pas la seule astuce. Vous pouvez aussi relativiser.

 

2 – Relativisez

L’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs. Vous verrez souvent une personne plus triste ou fatiguée. Et c’est ce que vous pouvez expliquer à ce collaborateur négatif. 

Pourquoi ? 

Car il relativisera… Par exemple, il observera que son collègue a des responsabilités plus compliquées. Il ne pourra pas nier l’évidence. Ainsi, il sera rassuré.

Vous voulez savoir comment faire ? Ok.

Vous pouvez adopter différentes stratégies :

  • Rappelez-lui ses réussites.
  • Évitez les comparaisons qui le dévalorisent.
  • Attirez son attention sur ce qu’il peut faire. 
  • Ne le blâmez pas s’il se trompe. Discutez.

En revanche, ne relativisez pas s’il exagère ou fait preuve de mauvaise foi. Dans ce cas, montrez-lui clairement le décalage entre ce qu’il dit et la réalité.

Désormais, vous savez rassurer un associé en minimisant les évènements. Mais restez vigilant. 

Passons à la troisième astuce : l’action.

 

3 – Ne réagissez pas, agissez auprès de la personne négative

On a tous ce réflexe. On juge, on se vexe et on parle trop. Et c’est normal. 

Car parfois, on prend les choses personnellement. Et souvent, on essaie d’aider. Mais vous ne devez pas trop réagir. Vous devez agir. 

N’expliquez pas à votre collaborateur ce qu’il devrait faire. Montrez-lui. N’essayez pas de le rassurer pendant des heures. Trouvez une solution. Aidez-le. 

Pour quelle raison ?

Car l’action est la seule clé pour vous sortir de ce problème. En parlant, vous évoquez simplement le problème. Vous ne le réglez pas. Et c’est que vous voulez. Non ?

Imaginez. Vous êtes à bout de souffle. Vous avez du mal à finir votre travail. Et vous commencez à pester contre tout. Et là, votre manager vient vous faire un discours motivant ou vous dire que ce n’est pas grave. Mais tout ce que vous voulez, c’est de l’aide. 

Attention, je ne dis pas que vous ne devez pas en discuter… Mais cela doit être accompagné par des actions. 

Voici ce que vous pouvez faire.

Déterminez déjà la raison pour laquelle votre associé se plaint. Ensuite, agissez en fonction.

Il dit être fatigué ? Allégez-lui le travail ou laissez-le aller prendre l’air quelques minutes.

Cette personne négative vous raconte que son travail n’a plus de sens ? Fixez un rendez-vous pour en parler et trouver des solutions.

Vous voyez où je veux en venir. Pour le sortir de son pessimisme, vous devrez agir.

Bien entendu, n’en faites pas trop. Ne faites que de petits gestes ponctuels. Et trouvez vite une solution. Sinon, les plus vicieux en abuseront. 

Enfin, vous ne pourrez pas toujours agir. Parfois, le cadre sera trop personnel. Dans ce cadre, ce n’est pas à vous d’intervenir.

Voilà, vous devez agir et trouvez des solutions. Mais n’oubliez pas, adoptez le bon dosage. 

On arrive au quatrième conseil. L’un des plus utiles.

 

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4 – Ne prenez rien personnellement 

Vous vous dites que tout est de votre faute. Vous êtes responsables de son pessimisme. Eh bien non, vous ne l’êtes (certainement) pas. Vous ne savez absolument pas ce qu’il endure, éprouve et subit. Et le lieu d’expression de sa frustration est son travail. 

Que pouvez-vous faire face aux problèmes personnels d’une personne négative ? Rien. Vous ne vivez pas avec lui.

Pourquoi je vous explique tout ça ?

Pour que vous preniez de la distance, pour que vous éviter de faire n’importe quoi et pour vous épargner des heures de remises en causes inutiles. Ne vous torturez plus la tête. 

Ainsi, vous ne vous concentrez que sur les solutions.

Oui, mais comment faire ? Car ce n’est pas si simple. 

Vous devez comprendre et interpréter sa négativité. De cette manière, vous prendrez de la distance, et arrêterez de culpabiliser. En étant éloigné, vous agirez mieux. Car vous serez moins stressé et plus perspicace.

Pour ce faire, posez-lui des questions. Essayez de vous souvenir de ce qu’il a pu vous dire. Vous verrez bien que vous n’y êtes pour rien.

Mais… Vous devez aussi vous remettre en cause. Si votre associé se coltine toujours les dossiers les plus compliqués, c’est votre erreur. Même si vous ne le faites pas exprès. S’il n’est jamais valorisé, ne vous étonnez pas non plus… 

Dans ce cas… rectifiez le tir.

Ne prenez donc plus rien personnellement, sauf si c’est de votre faute, bien entendu. 

Dans la prochaine partie, je vais donner une autre astuce : la présence.

 

5 – Soyez présent

Puis-je vous poser une question ? Combien de temps voyez-vous vos collaborateurs par jour ? Quelques minutes hein, pas plus ? Si c’est le cas, vous devez vous bouger ! Notamment pour les personnes négatives.

Pourquoi ? Afin de surveiller ce qu’il se passe et de prendre la température. En étant présent auprès d’un associé pessimiste, vous pourrez comprendre ce qui le met dans cet état. Soit en observant, soit en écoutant. D’ailleurs, il se sentira soutenu.

Oui, mais comment fait-on ? Je vais vous le dire. 

Déplacez-vous de temps en temps. Et analyser le comportement de ce collaborateur négatif. Vous pouvez également lui poser des questions et vous entretenir avec lui. Ainsi, vous collecterez de précieuses informations.

Faites tout de même attention à deux points. Ne passez pas votre temps à côté de vos équipes, cela va de soi. Vous avez du travail. 

De plus vous les mettrez mal à l’aise si vous le faites trop souvent. Ils se sentiront oppressés. 

 

6 – Motivez et corrigez le comportement de la personne négative

Si votre collaborateur est négatif, c’est peut-être parce qu’il n’est pas valorisé ou aidé. Ce dernier est peut-être très performant, mais vous ne l’avez pas remarqué… Il a aussi certainement du mal, mais vous ne le corrigez pas…

Vous l’avez compris, vous devez lui faire des retours. Ainsi, vous êtes gagnant à tous les coups. Il s’en sort bien ? Motivez-le ! Il continuera sur sa lancée. Il n’y arrive pas ? Aidez-le et rectifiez-le. Il se sentira épaulé.

Il boucle un dossier en un rien de temps, et avec brio ? Félicitez-le. 

Il est en retard ? Dites-lui et soutenez-le.

Cependant, veillez à :

  • Motiver plus souvent que vous ne corrigez.
  • Ne pas trop en faire, au risque d’effrayer votre collaborateur.
  • Ne pas être trop dur ou trop doux dans vos propos.

Pour gérer une personne négative, vous devez aussi montrer l’exemple.

 

7 – Montrez l’exemple

Si vous vous permettez de faire une chose, ne le reprochez à personne. Donc, si vous vous plaignez à longueur de journée, votre collaborateur fera pareil. Pourquoi ? Car vous le faites.

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Par conséquent, donnez l’exemple. Ne pestez pas à chaque difficulté. Ne soupirez pas au moindre problème.

Sinon, vous n’aurez pas un, mais plusieurs comportements négatifs à manager.

Vous devrez prendre sur vous. Et vous pensez aux conséquences de vos actes. Posez-vous cette question avant d’agir : « vais-je donner un mauvais exemple ? » Si oui, abstenez-vous.

 

En résumé pour mieux gérer une personne négative

Voilà, vous connaissez désormais 7 astuces pour gérer une personne nuisible au boulot. Je vous ai expliqué en détail comment vous pouvez régler cette situation. Je sais que vous ne trouviez pas forcément d’informations concrètes. Alors, quand vous êtes confronté à une attitude négative au travail, gardez ces 7 critères en tête : 

  • Ne contredisez pas.
  • Relativisez.
  • Ne réagissez pas, agissez.
  • Ne prenez rien personnellement.
  • Soyez présent.
  • Motivez et corrigez.
  • Montrez l’exemple.

Si vous utilisez ces 7 astuces, je vous garantis que vous en finirez avec les pessimistes.

 

Ali Abdallah gère des conflits depuis 2016. Son objectif ? Vous aider à faire pareil dans votre entreprise. Vous pouvez aller sur son blog gererlesconflits.com, et téléchargez votre guide gratuit « comment gérer les conflits comme un professionnel, même si vous n’êtes pas psychologue ».


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