Fatigue mentale : 7 leviers pour combattre la fatigue psychologique

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Le métier de manager peut se révéler épuisant. Les nombreuses tâches à exécuter ainsi que la pression inhérente à ce métier peuvent amener le manager à connaitre une fatigue mentale importante. Cette fatigue nerveuse, psychique ou encore intellectuelle peut nous assommer et nous exténuer. C’est une fatigue qui dure dans le temps. Elle n’est pas juste passagère.

Le manager aura donc de grandes difficultés à assumer son travail, mais aussi ses responsabilités dans sa vie personnelle. Cette fatigue peut pousser au burn-out et rendre le leader complètement indisponible. Il est donc indispensable de prendre en considération les premiers symptômes : grosse fatigue, problèmes de concentration, stress, nervosité, énergie en berne ou encore troubles du sommeil. Tous ces symptômes, s’ils sont durables, peuvent être le signe d’une fatigue mentale.

Le mieux pour éviter d’aller trop loin dans l’épuisement est d’agir dès que nous sentons l’apparition sur la durée de ces signaux. Pour cela, voici selon moi, 7 actions à mettre en œuvre.

Fatigue mentale : 7 leviers pour combattre la fatigue psychologique

 

1. Déterminer les actions qui nous sont imposées

En tant que managers, certaines tâches que nous réalisons nous sont imposées. Nous ne pouvons pas y échapper et devons les réaliser obligatoirement. Ce sont donc nos priorités de vie incontournables.

Dans un premier temps, cela peut venir de notre hiérarchie qui nous impose certains travaux. Par exemple, nous devons rédiger des reportings ou encore être présents à certaines réunions. Dans cette situation, nous avons la possibilité de négocier pour supprimer ces tâches ou de les exécuter si nous n’avons pas le choix.

Ensuite, nous avons aussi des obligations liées aux activités de notre travail. Par exemple, si nous travaillons dans le commerce nous devons passer beaucoup de temps à nous occuper de nos clients. Nous n’avons pas le choix et devons y faire face. Cette action est obligatoire, car imposée par la nature même de notre travail. Nous ne pouvons pas y échapper.

Enfin, pensons aussi à identifier les tâches obligatoires dans votre vie personnelle. Aller chercher ses enfants à l’école peut être obligatoire si nous n’avons pas d’autres solutions. Mais peut-être pouvons-nous ou souhaitons-nous déléguer ce point ? La question est de savoir si nous avons le pouvoir de décider ou non.

 

2. Prioriser nos tâches pour lutter contre la fatigue mentale

Comme nous l’avons vu, toutes les tâches qui nous sont imposées par notre hiérarchie ou par nos autres activités doivent être réalisées en priorité. Il s’agira donc de les inscrire sur notre agenda ou de les réaliser tout de suite. Nous n’avons pas le choix, c’est donc une priorité absolue.

Ensuite viennent toutes les tâches que nous pouvons décider de faire ou non. Pour celles-ci, nous devrons déterminer lesquelles faire en premier. Pour cela, nous devrons analyser leur niveau d’urgence et d’importance. C’est la Matrice d’Eisenhower :

  • Nous réaliserons en premier les tâches importantes et urgentes.
  • Nous poursuivrons en planifiant les tâches importantes et non urgentes.
  • Par la suite, nous n’oublierons pas de déléguer les tâches non importantes, mais urgentes.
  • Enfin, nous supprimerons les tâches non urgentes et non importantes.

 

3. S’assurer d’un passage à l’action efficace

Une fois que nous connaissons les tâches imposées et nos autres priorités, nous ne devrons pas oublier de passer à l’action. En effet, la fatigue mentale survient aussi lorsque les tâches s’amoncellent. Nous avons alors le sentiment d’avoir de plus en plus d’activités à réaliser et cela nous épuise, car nous n’arrivons pas à y faire face.

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Certaines techniques existent pour éviter cela. Comme nous l’avons vu, avec une bonne gestion des priorités nous aurons le sentiment d’avancer tout en obtenant des résultats. Pensons bien à définir clairement nos objectifs pour nous assurer de passer à l’action.

De plus, nous pouvons aussi utiliser la méthode de David Allen. Il nous conseille de réaliser toutes les tâches de moins de 2 minutes en priorités. Ainsi, pourrons-nous vider une bonne partie de notre liste de tâches à faire. Cela réduira notre fatigue mentale grâce à la réduction des tâches à faire.

Outre cela, nous pouvons aussi mettre en œuvre des routines. Elles nous aideront à passer à l’action et à réaliser, jour après jour, des actions bénéfiques.

Enfin, nous pouvons aussi travailler sur nos ressentis. Certaines émotions peuvent bloquer le passage à l’action. Si nous avons peur, nous travaillerons sur le danger. En cas de tristesse, il faudra se laisser du temps pour accepter. Si nous sommes en colère, alors il faudra réintégrer du respect.

 

4. Travailler sur sa productivité pour se libérer du temps

Pour réduire notre fatigue mentale, nous pouvons aussi augmenter notre productivité. Parce que nous irons plus vite à réaliser les tâches, nous pourrons aller au bout.

Cependant, attention tout de même. L’idée n’est pas de profiter du temps que nous allons nous libérer pour en faire plus. En effet, dans ce cas nous, nous tomberions dans un cercle vicieux : je mets de l’énergie pour en faire plus, je me libère du temps, je me rajoute des tâches et enfin je m’épuise, car j’en fais toujours plus, toujours plus vite.

Ainsi, pour augmenter notre productivité de nombreuses actions sont-elles possibles :

  • Se former pour mieux réaliser les tâches ;
  • Travailler sur son organisation pour la rendre plus pertinente ;
  • Remettre en question et améliorer ses procédures ;
  • Regrouper les tâches semblables pour profiter de la dynamique ;
  • Ne pas être coupé dans les tâches à faire pour éviter les temps de préchauffage ;
  • Etc.

 

5. Déléguer pour éviter la fatigue mentale

En tant que managers, la délégation est bien évidemment au centre de nos préoccupations. Nous devons bien prendre conscience que nous ne pouvons plus être responsables de tout. Sinon, nous connaitrons de grosses fatigues mentales.

Toute l’idée est donc de déléguer un maximum, pour retrouver un meilleur équilibre entre notre vie professionnelle et notre vie personnelle. Pour cela, trois points sont incontournables pour pouvoir assurer une bonne délégation :

  • Former nos équipes pour les rendre compétentes ;
  • Les faire participer pour qu’elles aient envie d’agir ;
  • Leur donner les moyens pour qu’elles puissent agir.

N’oublions pas que dans notre vie de tous les jours, nous pouvons aussi déléguer. Peut-être pouvons-nous mieux équilibrer les tâches ménagères ou encore demander à nos enfants de mettre la table ou de vider le lave-vaisselle ?

 

6. Supprimer tout simplement

Pour réduire fortement une bonne partie de la charge mentale, nous avons aussi la possibilité de supprimer. En effet, nous ne pouvons pas tout faire. Nos journées ne durent que 24 heures. Donc, comme nous l’avons vu, il s’agit de prioriser. Tout ce qui n’est pas obligatoire ou qui ne crée pas de valeur doit être supprimé. Si ranger notre bureau n’est pas obligatoire et ne crée pas de valeur, nous ne le ferons pas.

Si nous avons peur de supprimer certaines tâches, nous pouvons les noter dans une liste sur notre téléphone. Dans un premier temps, cela réduira notre fatigue mentale. Ensuite, si au bout de 2 mois, nous n’avons pas eu besoin de la réaliser, alors nous la supprimerons.

 

7. Prendre soin de soi pour éviter la fatigue mentale

Enfin, le manager devra prendre soin de lui, s’il veut pouvoir encaisser tout le stress de son travail et les innombrables tâches. Commençons par prendre conscience que le sommeil est souvent une variable d’ajustement. Nous réduisons notre temps consacré à nous reposer pour réaliser plus de tâches. C’est une erreur, car moins nous dormons, moins nous sommes productifs. Donc, pour en faire plus, il faut dormir suffisamment.

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De plus, prendre le temps de faire une activité physique ou artistique est souvent négligé. En effet, nos obligations et autres priorités passent souvent avant. J’ai des exemples de personnes qui incluent leur activité physique dans leur temps de travail. Certes, elles peuvent le faire parce qu’elles sont à leur compte. Cependant, je trouve la logique excellente. Cela permet de vraiment inclure ces tâches dans nos priorités.

Enfin, nous pouvons aussi réduire les bruits et les sollicitons pour trouver des temps calmes qui nous apaiseront véritablement. Certaines fois, le silence est réparateur. Nous devrons donc prendre un peu de temps pour ne rien faire et retrouver notre sérénité.

 

Julien Godefroy

Julien Godefroy

Consultant et Formateur en Management et Gestion du Temps

J’accompagne les managers à développer leurs compétences en management et en gestion du temps grâce à des articles, vidéos, ebooks, formations en ligne et coachings.

 


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