Comment prendre une décision ? Méthode en 6 étapes

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Comment prendre une décision ?Réfléchir sur une manière de comment prendre une décision nous amène à définir ce qu’est la prise de décision. Pour prendre une décision, il faut qu’il y ait un choix à faire. Certaines fois, un raisonnement logique nous permet de savoir ce que nous devons faire. Ce n’est donc pas un choix. Par exemple, lors d’un processus de recrutement, un candidat nous semble plus adapté au poste qu’un autre. Ce n’est donc pas vraiment un choix. C’est une déduction logique qui nous amène à recruter ce candidat.

Un choix, c’est l’histoire de l’âne de Buridan. Cet âne à faim et à soif. Il a autour de lui un seau d’eau et un seau d’avoine. Ayant autant faim que soif, il ne sait pas quoi choisir et par où commencer. Il finira par mourir…

Nous avons une décision à prendre lorsque nous sommes face à un choix et que nous ne savons pas quel chemin peut être meilleur que l’autre. Aucune déduction logique, sur le moment, ne nous permet de nous orienter. L’immobilisme nous serait préjudiciable. Il faut donc décider d’un chemin pour avancer. Nous sommes donc dans l’inconnu total. Comment faire, pour être capable de prendre une décision, et surtout, la meilleure possible ? Voici une méthode en 6 étapes.

Comment prendre une décision ?

 

1 — Définir l’objectif

Mieux comprendre comment prendre une décision c’est se poser la question de l’objectif que nous recherchons à travers cette décision. Si nous ne savons pas où nous devons aller, il va nous être difficile de prendre (seul ou de manière commune) la décision. Cherchons-nous la satisfaction d’un besoin client, à respecter les valeurs de l’entreprise, à gagner de l’argent ?

L’objectif va définir le cap. La décision, quant à elle, va nous pousser à l’action. Nous devons donc savoir quelle direction prendre pour agir dans le bon sens.

 

2 — Ne pas rester seul

La deuxième étape pour savoir comment prendre une décision est de ne pas rester seul. En effet, nous ne sommes pas obligés de porter tout le poids du monde sur nos épaules même si la décision nous revient. L’avantage de s’entourer, c’est que nous nous sentirons soutenus. Prendre une décision peut faire peur. Se savoir entouré rassure.

Ensuite, être entouré c’est aussi pouvoir aller chercher la bonne information. En effet, pour éclairer notre choix, nous avons besoin d’information. Demander à des spécialistes peut nous apporter une lumière nouvelle. Ne pas croire que nous savons tout sur tout est essentiel.

De plus, nous pouvons aussi directement demander l’avis de chacun. Avoir différents points de vue peut nous permettre de consolider notre prise de décision… ou pas. Mais au moins, nous pourrons prendre une décision en connaissance de cause. La décision peut être prise de manière commune. Chacun s’exprime et nous pouvons amener nos équipes à prendre une décision commune.

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Enfin, impliquer les personnes qui nous entourent dans notre choix, c’est aussi les impliquer dans « l’après-choix ». Elles savent que nous devons prendre une décision. Le fait que nous les sollicitions leur permet de réaliser la difficulté de la prise de décision. Les personnes peuvent donc se préparer aux différents scénarios possibles. En effet, comme nous le verrons à la 6ème étape, il faudra assumer notre décision. Pour faciliter cette étape, nous pouvons impliquer les personnes impactées dès le début.

 

3 — Écouter ses émotions

La troisième étape pour savoir comment prendre une décision est de s’écouter. C’est assez logique. Premièrement, nous écoutons les autres, ensuite, nous nous écoutons. S’écouter ne signifie pas, pour moi, écouter ses pensées. En effet, lors d’une prise de décision, elles peuvent être confuses. Surtout, nous pouvons peser le pour et le contre.

Cependant, un autre indicateur nous permet de mieux comprendre ce que nous voulons réellement. Ce sont nos émotions. Elles ont le mérite d’être sincères. Ainsi, face à un choix, nous devons nous demander ce que nous ressentons.

De la peur ? C’est qu’il y a un danger. Quel choix me fait le plus peur ? Quel danger se cache derrière cette peur ? Si un choix nous fait moins peur qu’un autre, peut-être est-ce le bon. En effet, cela peut signifier que le danger nous semble moins grand.

De la tristesse ? Quel choix me rendra le plus triste ? La tristesse étant liée à un manque, quel choix provoquera le plus gros manque ?

De la colère ? Elle surgit lorsque nous ne nous sentons pas respectés ou que nos valeurs sont bafouées. Quel choix me met en colère ? La colère est un indicateur essentiel. En effet, faire le bon choix c’est faire un choix qui nous permet de nous aligner par rapport à nos valeurs. Si la décision nous met en colère, c’est que nous ne sommes pas alignés. Si nous sommes sereins dans nos décisions, alors nous sommes en cohérence par rapport à nous-mêmes.

De la joie ? Si la joie est présente face à un certain choix, c’est qu’un besoin est satisfait. Ce choix a donc le mérite de satisfaire quelque chose.

 

4 — Que pouvons-nous perdre ? Qu’avons-nous à gagner ?

Après avoir écouté les autres et nous être écoutés, nous devons y voir plus clair dans la décision que nous devons prendre. Pour savoir comment prendre une décision, il est désormais temps d’anticiper les répercussions de notre préférence.

L’idée est de s’imaginer ce que nous pourrions perdre en prenant telle ou telle décision ainsi que ce que nous pourrions gagner. Nous pesons le pour et le contre de chaque décision de manière assez objective. À ce stade, nous savons ce qu’en pensent les autres et ce que nous ressentons. Nous connaissons donc la décision qui est la plus alignée par rapport à nous-mêmes.

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Il faut se préparer à la prise de décision. Ici, l’idée n’est pas seulement de choisir la décision qui a le meilleur rapport perte/gain, mais de se préparer à ce que nous allons gagner ou perdre. Finalement, l’alignement face à nos valeurs aurait été un critère déterminant dans notre prise de décision. Anticiper les pertes et les gains est une des premières étapes de la mise en mouvement. Cette quatrième phase est aussi une phase d’anticipation qui nous permettra de prendre la décision en toute connaissance de cause.

 

5 — Prendre le temps

Certes, cela n’est pas toujours possible. Cette étape pour savoir comment prendre une décision peut donc certaines fois ne pas être possible. Face à cela, il faut anticiper au maximum les prises de décision pour se libérer du temps. En effet, nous avons défini les objectifs et consulté les parties prenantes. Nous nous sommes écoutés et nous avons pris la mesure des pertes et des gains.

Désormais, il est temps de laisser reposer toutes ces informations. C’est la seule manière pour :

  • s’assurer de ne pas avoir oublié un élément essentiel
  • se reposer pour avoir l’énergie d’assumer la dernière étape qui est d’assumer la décision

Personnellement, dès que je prends du recul, que je ralentis, les idées sont plus claires et je discerne beaucoup mieux ce que je dois faire. Mes meilleures décisions sont toujours survenues lorsque je n’avais pas « la tête dans le guidon ». Timothy Ferriss, dans son livre « la semaine de 4 heures », préconise aussi de réduire le temps de travail dédié à « la production » (en d’autres termes, le temps dédié à l’action pure) pour avoir plus de temps pour prendre du recul et donc mieux décider.

Cette quatrième étape n’est souvent pas respectée. Cependant, je pense que c’est la plus importante.

 

6 — Assumer

Enfin, la dernière étape pour comprendre comment prendre une décision est de se préparer et d’assumer sa décision. Comme nous l’avons vu lors de la première étape, il faut impliquer les parties prenantes au fait qu’il va y avoir une décision. D’ailleurs, la décision peut être prise de manière commune. De cette manière, le poids de la décision sera moins fort pour nous. De plus, les équipes ayant participé à la prise de décision, elles seront beaucoup plus impliquées dans la mise en œuvre. Elle en assume aussi une part de responsabilité.

Nous pouvons aussi être seuls dans la prise de décision. La confiance en soi sera essentielle. J’ai écrit un article sur ce sujet où je donne 7 astuces pour mieux comprendre comment prendre confiance en soi :

  • Accepter
  • Lister ses points forts
  • Regarder les situations de manière positive
  • Agir pour avancer
  • Identifier ses doutes et ses peurs
  • Prendre soin de ses relations sociales
  • Prendre soin de soi
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Savoir tenir sa décision pour lui donner vie est aussi important. Mon article sur « Ne rien lâcher, tout un art » peut aussi nous inspirer sur ce sujet :

  • Définir des objectifs de vie
  • La première cause de l’échec, c’est l’abandon
  • Savoir rebondir
  • Le travail finit toujours par payer
  • Réécrire son histoire
  • Les passions, la famille, les amis

Enfin, assumer sa décision ou une décision commune, c’est être à l’écoute de la nouvelle réalité qui survient. Savoir réajuster, en prenant les feedbacks, nous permettra de ne pas trop être rigide par rapport à la décision. Aucune décision n’est parfaite, il faut donc savoir remettre en question la situation pour l’adapter au mieux.

 

En complément pour savoir comment prendre une décision

Pour conclure et nous rassurer afin de savoir comment prendre une décision, j’aime me rappeler la citation de Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». Si notre décision nous permet d’atteindre ou de nous rapprocher de notre objectif, alors c’est gagné. Même si nous devons réajuster certaines choses (ce qui est fortement probable).

Dans le cas où notre décision ne nous permet pas d’atteindre ou de nous rapprocher de notre objectif, nous aurons appris ce qu’il ne faut pas faire. Nous devrons donc réajuster et changer de cap. Cette démarche sera aussi très formatrice.


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