Management collaboratif : 5 compétences clés

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Le management collaboratif, c’est donner la main à ses équipes pour qu’elles définissent, elles-mêmes, les axes de développement et les moyens d’y arriver. Management participatif, entreprises libérées, entreprises opales, management agile correspondent au management collaboratif. Dès que l’autonomie et la responsabilisation des équipes augmentent, le management collaboratif grandit.

Souvent, ce style de management peut être décrié. Certains le considèrent comme un effet de mode. D’autres le comparent au monde de oui oui. Il est certain que le management évolue et continuera d’évoluer. Le management collaboratif sera surement remplacé un jour. Mais au-delà d’une simple mode, il est ce que nous avons de mieux à l’heure actuelle.

Les résultats obtenus grâce au management collaboratif sont excellents : baisse du turn-over, baisse des arrêts maladie, implication forte des équipes, développement de la rentabilité, grâce aux prises d’initiatives, à la créativité, à la hausse de la qualité ou encore la réduction des coûts, développement de l’image employeur, cohésion d’équipe, etc.

Quant au monde de oui oui, le management collaboratif n’exclut pas les conflits et les difficultés. Au contraire, il est bien plus difficile de réduire la hiérarchie et de mettre en place une collaboration entre les individus. Le management hiérarchique et directif est bien plus simple. Nous allons voir, les 5 compétences clés, que nécessite un bon management collaboratif.

management collaboratif

 

1 – La bienveillance

C’est le premier aspect essentiel d’un bon management collaboratif. Le Larousse en ligne définit la bienveillance par une « disposition d’esprit inclinant à la compréhension, à l’indulgence envers autrui ». Être bienveillant et donc comprendre et être indulgent envers l’autre n’est pas simple du tout. Comme tout monde, nous avons nos humeurs. La bienveillance doit être mise en place tous les jours, sous peine de tout détruire par un excès d’humeur. De plus, être bienveillant c’est :

  • Avoir un état d’esprit positif
  • Savoir donner de la reconnaissance
  • Être courtois
  • Ne pas mettre de pression
  • Bien communiquer
  • Développer la cohésion d’équipe
  • Être disponible

En d’autres termes, être bienveillant c’est savoir travailler sur ses croyances limitantes pour les transformer en croyances positives. C’est savoir gérer les conflits, connaitre les outils de la communication comme la CNV, maitriser l’écoute active et être convaincu que l’autre fait de son mieux avec ce qu’il a.

Pourtant, développer sa capacité de bienveillance aura des impacts forts : les équipes auront plus de confiance et elles prendront des initiatives, car elles n’auront pas peur. Le cadre de travail sera convivial et la cohésion d’équipe sera bien meilleure. L’intelligence collective fonctionnera donc parfaitement.

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2 – L’intelligence émotionnelle

En complément de la bienveillance, je souhaite zoomer sur l’intelligence émotionnelle. Elle est nécessaire pour développer la bienveillance, mais elle est tellement importante, qu’elle est une qualité fondamentale et très importante dans le management collaboratif.

Dans un premier, il faudra être capable de gérer ses propres émotions. La colère a tout son sens, car elle exprime un besoin de respect, mais nous ne pouvons pas exploser à chaque frustration ou chaque geste maladroit venant de l’autre. Nous devons donc savoir comment gérer nos émotions et surtout comment gérer notre colère. Nous devons entretenir les liens nous reliant aux autres. Les émotions peuvent nous y aider, car elles permettent une connexion en profondeur entre les personnes. Mais elles peuvent aussi nous déconnecter avec une colère mal maitrisée ou avec la tristesse qui est une émotion de repli.

Mais au-delà de nos propres émotions, il faudra aussi être en mesure de comprendre et de savoir réagir en fonction des émotions des autres. Le management collaboratif nécessite du lien entre les personnes. L’émotion sera donc fortement présente. Nous devrons, en tant que managers, savoir naviguer dans cette eau transparente et turquoise, mais qui peut aussi devenir agitée.

Les avantages de l’intelligence émotionnelle sont la connexion entre les personnes. Désormais, nous savons que des relations uniquement « rationnelles » entre les personnes ne suffisent plus. L’individu a le besoin d’exister en tant qu’individu. Et ce qui le caractérise pleinement n’est pas la sortie du dernier film au cinéma, mais bien ce qu’il vit et ce qu’il ressent. Si chacun peut s’exprimer librement et correctement sur ses ressentis, il sera compris de tous et accepté. Cela renforcera la cohésion d’équipe et donc la coopération, qui est un élément essentiel pour que le management collaboratif se passe au mieux.

 

3 – Savoir animer

Qui dit management collaboratif, dit collaboration et donc participation de tous les membres de l’équipe. Fini les réunions descendantes où le manager donne l’information et les instructions dans un silence de cathédrale. Désormais, il faut laisser la place aux équipes pour décider des enjeux stratégiques (au moins à leur niveau) et des moyens à mettre en œuvre pour y arriver.

Il est toujours important de faire redescendre l’information, car il donnera le sens nécessaire aux équipes. Mais en complément, le manager doit savoir animer ses équipes. Les réunions se compliquent donc. Il ne s’agit plus de savoir prendre la parole en public, mais aussi d’être capable d’animer ce public pour que les équipes réfléchissent et décident ensemble.

Laisser la parole à chacun sera un impératif. Il faudra donc développer les capacités de prise de parole en public, mais aussi d’écoute de chaque membre de son équipe. Savoir accompagner les équipes sur leur communication sera donc un atout essentiel du manager. Il faudra savoir constituer des groupes d’échange ou chaque membre aura sa place et pourra apporter quelque chose au groupe. Connaitre parfaitement les moindres forces de ses équipes sera essentiel.

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Mais il faudra aussi être capable de s’assurer que les équipes décident ensemble. Chacun aura son point de vue et voudra le défendre. Il faudra donc savoir accompagner les personnes pour qu’elles déterminent des règles de prise de décision et s’y tiennent.

 

4 – Savoir mettre en dynamique

La bienveillance, l’intelligence émotionnelle et l’animation des équipes sont en place. Le cadre de travail est serein, l’individu existe et ose. De plus, l’objectif ainsi que les moyens de les atteindre sont définis. Désormais, il est temps de se mettre en dynamique et le manager aura un rôle clé à jouer.

En effet, dans un management directif, il ordonnait et les équipes exécutaient. Si elles ne le faisaient pas, la sanction tombait. C’était le levier pour mettre en dynamique les équipes. Le risque est que, à force de sanctionner, les équipes n’aient plus envie d’avancer. Finalement, si les équipes n’exécutaient pas, c’est que le problème venait d’ailleurs.

Les équipes n’étant pas impliquées dans les projets et manquant de reconnaissance et d’accompagnement, la motivation n’était pas là. La spirale infernale se mettait en place : je ne suis pas impliqué, je ne suis pas motivé, je ne fais pas ou pas correctement, je suis sanctionné, je ne suis pas motivé, etc.

Désormais, les équipes sont impliquées, car elles participent aux prises de décisions, à la définition des objectifs et des plans d’action. Le manager doit donc juste s’assurer que la mise en dynamique se fait bien. Il devra donc coacher ses équipes pour mieux comprendre les blocages en cas de « non-mise en dynamique ».

Pour cela, il cherchera à comprendre la situation bloquante et les émotions qui y sont liées pour déverrouiller. Il s’assurera que l’objectif est clair et bien présent dans l’esprit de ses équipes. Enfin, il donnera du feed-back et des axes de progrès ou chemin diffèrent pour aider au mieux ses équipes. Le coaching individuel ou la mise en dynamique d’équipe seront ses outils pour mettre en mouvement ses équipes.

 

5 – Savoir anticiper

Enfin, dernière compétence et pas des moindres, il faudra savoir anticiper ! Tout va toujours très vite et il est toujours difficile de prendre du recul et de lever la tête. Pourtant, nous devons bien avoir conscience que le management collaboratif prend du temps et de l’énergie, au moins au début.

Il faudra donc s’organiser au mieux pour se libérer du temps. Nous pourrons le réinvestir dans le management collaboratif de nos équipes. Mais il faudra aussi savoir s’y prendre à l’avance. Surtout lorsque certaines problématiques semblent pointer leur nez. Car au début, les équipes n’auront pas tous les réflexes et il nous faudra passer plus de temps à les accompagner. Elles auront aussi besoin de temps pour apprendre à s’organiser entre elles. Enfin, réfléchir et décider de manière collégiale, au début, prendra plus de temps.

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Avec le temps, les équipes seront pleinement impliquées, responsabilisées et informées. Elles pourront anticiper sans que nous ayons besoin d’intervenir. La spirale suivante se mettra en place : « plus j’anticipe, plus j’ai de temps pour anticiper ». Mais avant d’en arriver là, nous devrons mettre beaucoup d’énergie à anticiper.

Lorsque nous aurons raté cette anticipation, nous risquons de revenir sur des managements plus directifs et donc plus rapides. Il faudra donc savoir donner du sens pour s’assurer que le management collaboratif ne soit pas remis en question pour des situations exceptionnelles. Expliquer le manque de temps, son erreur ou pourquoi la situation est ainsi, permettra de garder la cohésion et l’implication des équipes. Cela renforcera même leurs compétences : souhaitant garder ce management collaboratif, les équipes pourraient devenir plus vigilantes et nous seconder pour les prochaines fois.

 

En complément sur le management collaboratif

Le management collaboratif n’est donc pas simple et nécessite certaines compétences supplémentaires que le management directif. C’est une étape supplémentaire dans notre management au quotidien. Il faut donc savoir développer de nouvelles compétences :

  • Bienveillance
  • Intelligence émotionnelle
  • Animation des équipes
  • Mise en dynamique des équipes
  • Anticipation

Le dernier point à ne pas oublier est la maitrise de son égo. En effet, le management collaboratif nécessite de laisser la main à ses équipes. Nous ne sommes plus le seul décideur. Dans ce processus, nous ne prenons désormais plus toute la place. Il est donc nécessaire de faire exister l’autre en le laissant intervenir.

Travailler sur soi pour ne plus prendre toute la place sera une compétence supplémentaire. Mais pour autant, ne sous-estimons pas notre importance. Nous devons désormais savoir accompagner pleinement nos équipes dans le développement de leur savoir-faire et leur savoir-être. La tâche est ardue, mais tellement passionnante !


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